Sophrologie et stress : Profitons de l’automne pour ralentir, observer et se laisser aller.
Dernière mise à jour : 3 oct.

Bienvenue dans ce premier article du Coin lecture.
J’avais envie d’ouvrir cet espace avec quelque chose de doux, simple, un peu comme une parenthèse dans le quotidien. Un endroit où l’on peut prendre le temps de lire, de réfléchir, de ressentir… sans avoir besoin d’aller vite.
Pour ce premier texte, j’ai choisi de partir de l’automne, une saison que j’aime particulièrement pour tout ce qu’elle évoque : le retour au calme, les petits rituels, les couleurs qui changent et cette invitation naturelle à ralentir un peu.
Alors installez-vous confortablement, prenez votre temps… et bienvenue dans ce petit coin à vous. 🍂
Quand le corps ne ralentit plus...

Est-ce que cela vous arrive de faire la vaisselle à toute vitesse alors que finalement rien ne presse ? De prendre votre douche comme une tâche à expédier ? De manger rapidement pour passer à autre chose ?
Il arrive que notre corps reste comme en mode « urgence », alors que la situation, elle, ne l’est pas vraiment.
Les gestes s’accélèrent, la respiration peut devenir plus courte. L’esprit est déjà ailleurs. On peut même se surprendre à marcher vite dans la maison sans raison, à répondre immédiatement à un message, à ranger en retenant son souffle. Comme si une partie de nous était déjà passée à la suite.
Ce fonctionnement peut devenir particulièrement familier dans les périodes de stress ou d’anxiété, lorsque notre rythme intérieur semble rester accéléré alors même qu’autour de nous, rien ne nous demande réellement de nous dépêcher.
Et si l’automne devenait une invitation à observer notre rythme ?
L’automne est une saison de transition. Les températures s’adoucissent, les couleurs changent, la lumière se transforme.
Pour moi, cette saison ressemble un peu à un cadeau. Elle invite à retrouver des choses simples : une boisson chaude, une balade, un moment sous un plaid, une activité créative ou simplement le plaisir de sentir l’air devenir un peu plus frais.
Et finalement, il y a quelque chose de commun entre cette saison et la sophrologie.

Comme l’automne, la sophrologie invite à ralentir, à observer ce qui se passe et à revenir vers l’essentiel.
Retrouver une vigilance plus ajustée
Il y a des moments où nous avons réellement besoin d’être attentifs, réactifs et concentrés. Lorsque nous conduisons, par exemple, ou lorsqu’un imprévu survient. Mais avons-nous besoin de cette même intensité lorsque nous préparons tranquillement un repas ou que nous prenons une douche ?
C’est là que j’aime parler de vigilance ajustée.
Il ne s’agit pas de chercher à être détendu en permanence, ni de se couper de ce qui nous entoure. Il s’agit plutôt d’observer si notre état intérieur correspond réellement à la situation que nous sommes en train de vivre.
Et c’est aussi ici que la sophrologie prend tout son sens.
Pris dans le mouvement de nos journées, nous ne remarquons pas toujours ce que notre corps exprime: des épaules remontées, une mâchoire serrée, des mains crispées, une respiration plus courte. Autant de tensions corporelles que nous pouvons parfois ne plus remarquer tant elles sont devenues familières.
En sophrologie, on prend justement le temps de revenir vers ces sensations, d’observer sa respiration et d’écouter ce que le corps indique.
Quand on parle de sophrologie et stress, il ne s’agit pas seulement de “prendre son temps”. Les exercices de respiration, de relaxation et d’écoute corporelle utilisés en sophrologie peuvent réellement aider à réduire le stress ressenti, relâcher les tensions et retrouver un état plus calme et plus disponible.

La sophrologie ne cherche pas à supprimer ce que nous ressentons. Elle peut plutôt nous aider à mieux repérer notre état, à nous recentrer et à retrouver progressivement un équilibre plus juste pour soi et pour la situation vécue.
Et peut-être qu’avant même de chercher à diminuer son stress, à se détendre ou à ralentir, la première étape consiste simplement à prendre conscience du rythme dans lequel on se trouve.
Mais pourquoi sommes-nous parfois si pressés alors que rien ne presse ?
Pourquoi notre corps semble-t-il parfois continuer à fonctionner comme s’il fallait déjà être prêt pour la suite ? Ce rythme ne s’installe pas forcément du jour au lendemain. Au fil de notre vie, nous prenons des habitudes, nous nous adaptons à nos contraintes, à nos journées chargées, au stress ou à la nécessité d’anticiper. Nous intégrons aussi certaines façons de fonctionner : « dépêche-toi », « on n’a pas le temps », « il faut que ce soit fait »…
À force de répétition, certains de ces comportements peuvent devenir si familiers que nous finissons par ne plus les remarquer. Le corps accélère, se contracte, anticipe… parfois même lorsque la situation présente ne demande plus cette mobilisation.
C’est justement ce qui rend la prise de conscience si intéressante : avant de pouvoir ajuster un automatisme, encore faut-il pouvoir le repérer.
Cette question mériterait à elle seule que l’on s’y attarde davantage. J’aurai donc l’occasion d’y revenir dans un prochain article du Coin lecture, notamment pour explorer comment certaines habitudes s’installent et comment nous pouvons progressivement expérimenter d’autres façons de fonctionner.

Une petite parenthèse pour vous 🍁
Si vous en avez l’envie, installez-vous confortablement là où vous êtes.
Sentez vos appuis, la façon dont votre corps est soutenu.
Laissez votre respiration être telle qu’elle est aujourd’hui.
Puis laissez votre regard se poser doucement autour de vous.
Peut-être sur une tasse, une plante, une lumière, un objet familier… un petit détail que vous aimez avoir près de vous.
Laissez simplement vos yeux s’y poser quelques secondes.
Qu’est-ce que vous ressentez ?
Sans chercher quelque chose de particulier.
Puis revenez doucement à vous.
Dans quel état suis-je, là, maintenant ?
Est-ce que mon rythme intérieur correspond à ce que je suis réellement en train de vivre ?
Et peut-être laisser venir doucement cette dernière question :
De quoi aurais-je envie pour cette saison ?
Sans chercher de réponse immédiate.
Simplement garder cette question avec vous…
et laisser l’automne faire doucement son chemin. 🍂



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